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Bye-bye Cambodge, welcome Thaïlande!

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Assez tôt en ce dernier matin à Siem Reap, le garçon embarquent dans la rutilante vieille Jeep typique de la guerre du Vietnam avec Scott. Etienne a bien imagé le passage au village flottant sur son mur Facebook. En voici quelques échantillons...

Du côté des filles, nous nous rendons en tuk-tuk en ville pour y prendre l'autobus gratuit vers la ferme de la soie. Dans le bus, nous faisons la rencontre d'une famille de Français vivant en Arabie Saoudite et en vacances au Cambodge. Marie-Ange est d'origine malgache et voyage avec son mari Loïc (qui est a l'origine du déplacement dans le pays qui fait les manchettes pour avoir réussi à être choisi pour le Comité des Nations Unies pour les droits des femmes) et leur fils de 15 ans, Nicolas.

On est super contents d'avoir droit à une visite en français pour nous six. Notre charmant guide nous montre toutes les étapes de cet art ancestral de la culture et du tissage de la soie. Les Artisans d'Angkor est une entreprise de commerce équitable qui forme et emploie de nombreux habitants locaux dans des conditions décentes.

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On y élève donc les vers à soie en faisant notamment pousser les mûriers, leur plante de prédilection, dans les environs de la ferme de soie. Les vers y sont nourris dans de grands paniers, d'abord avec des petits morceaux de feuilles qui grossissent à mesure que les vers engraissent.

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Le processus de nourrissage prend de 3 à 4 semaines, puis les vers sont prêts à confectionner leurs cocons. On les place ensuite dans des paniers en colimaçon que l'on suspend à la verticale.

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Une fois les cocons arrivés à maturité, on en laisse éclore une partie alors que l'on ébouillante une autre partie pour en tirer la soie. Les cocons d'une couleur jaunâtre sont séchés avant d'être à nouveaux trempés dans l'eau pour qu'on en tire les fibres.

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On doit unir la fibre d'au moins une vingtaine de cocons pour en faire une fil de soie brute d'une longueur de plusieurs dizaines de mètres.

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On filera pour la rendre aussi fine que l'utilisation qu'on veut en faire le dicte.

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On passera ensuite à la teinture, puis au bobinage, c'est-à-dire la préparation de rouleaux de fils dont se serviront les tisseuses.

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Le tissage se fait avec de bons vieux métiers à tisser en bois.

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Notre visite se termine à la merveilleuse boutique et je dois avouer un peu honteusement que je n'y ai acheté qu'une babiole car les prix sont.... équitables, c'est à dire assez exorbitants au regard de tout le travail qui est requis pour arriver au produit fini.

Nous rentrons à l'hôtel non sans avoir d'abord fait un petit détour en ville pour m'acheter des souliers de marche du même modèle que Marie-Ange et Loïc puisque le magasin est situé à 2 pas des locaux des Artisans d'Angkor où nous ramène le bus.

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Etienne et Jules arrivent alors que les filles et moi, ayant fait les bagages (et oublié une des liseuses sous un matelas!!) sommes en train de manger notre lunch en attendant Panha pour qu'il nous emmène à l'aéroport.

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Scott nous dit un chaleureux au revoir et communiquera avec nous plus tard pour nous aviser que les gens de ménage ont bien trouve notre liseuse et qu'il la renverra par son ami Michel qui retourne à Ottawa dans quelques semaines. Bref, on est contents que la liseuse ne soit pas perdue à jamais, mais déçus de ne pouvoir compter sur la paix procurée par la capacité de nos trois monstres de chacun avoir sa bébelle pour lire...

Notre vol pour Chiang Mai fait escale à Bangkok et on doit se nourrir de PFK à contre-cœur. Les prix de la bouffe Thaïe à l'aéroport est très élevée. Notre avion pour le nord est aussi retardé pour des raisons mécaniques et nous arrivons donc assez tard à la chambre retenue par AirBnB est qui se trouve au cœur de la vielle ville, au-dessus d'un petit bar où l'on manie avec beaucoup d'habileté la queue de billard.

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Apres avoir couché les enfants, Etienne et moi nous attablons au pour siroter quelques bières et jaser avec Pim et sa collègue dont j'ai oublié le nom mais qui est une fière compétitrice au billard.

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Notre chambre est heureusement climatisée et les bruits du bar sont étonnamment assez étouffés, ce qui fait qu'on arrive à assez bien dormir.

Posté par Desroblay 07:26 Archivé dans Cambodge Tagué siem_reap artisans_angkor Commentaires (0)

Incontournable Angkor

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On se lève a 4h30 le 24 avril au matin pour d'abord aller acheter nos billets d'entrée au site qui se détaillent a 37$US par personne de 12 ans et plus.nous étions surpris tant de voir que tant de gens se lèvent aux aurores pour observer le spectacle de l'astre du jour, comme en témoigne la file d'attente à 5 heures du mat au centre d'accueil du complexe.

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Comme chaque billet est non transférable et qu'ils comportent une photo, il faudra y retourner plus tard avec les enfants avant de commencer notre journée de temples en famille. Bien qu'il nous ait semblé y avoir pas mal de monde au centre d'accueil des visiteurs, il n'y avait tout de même pas foule sur le site et l'on a pu aisément trouver des endroits où nous nous sommes retrouvés seuls en communion avec la vieille pierre. Les photos d'Etienne pour immortaliser notre lever de soleil à Angkor Wat parlent mieux que tout ce que je pourrais écrire ici.

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Par contraste avec Beng Mealea, le temple est ici intact (ou du moins restauré du mieux possible). Ce qui frappe aussi c'est la richesse des bas reliefs qui ornent toute une galerie d'enceinte.

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Les temples Khmers ont tous un modèle de cours carrées concentriques. Ils ne visent pas l'attroupement des fidèles mais la multiplication des écrins ou petites chapelles où l'on peut adorer les dieux d'abord hindous, puis bouddhiques. Les temples ont été construits sous instructions de rois successifs qui à chaque fois faisaient s'agrandir l'espace urbanisé autour de la capitale Angkor. Cette ville fut selon toute vraisemblance la métropole mondiale autour du 11ème siècle, bien plus peuplée que Londres ou Paris.

Nous rentrons à l'hôtel vers 8h pour réveiller la marmaille et petit-déjeuner avant de repartir à la découverte d'autres temples du complexe élargi d'Angkor. On arrive au premier des temples sur notre itinéraire un peu avant 10h. Il fait déjà chaud! Ta Prohm était le temple que les archéologues français qui avaient découvert le site dans les années '10 avaient choisi pour qu'il reste à l'état ''naturel'', non restauré, pour faire comprendre l'état dans lequel l'ensemble des temples avait été trouvé. On doit dire qu'après la visite de Beng Mealea et compte tenu que le gouvernement indien a décidé d'investir d'importantes sommes à la reconstruction du temple, la visite s'avère un peu répétitive en termes de végétation poussant sur la vieille pierre. Cela demeure impressionnant cependant.

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Notre chauffeur, Panha, nous propose de nous emmener à un temple un peu unique, qui avait été construit non à la demande d'un souverain mais simplement de notables. Le temple est comme un miniature des plus traditionnels du complexes. On l'appelle Banteay Srei, la citadelle des femmes ou le temple de la beauté, car la finesse des ornements n'aurait pu être conçue que par des femme!. On dirait cependant que la clientèle cible du temple était les enfants de l'âge de Jeanne, vue les proportions de la construction. Aurélie aussi s'y sent dans son élément.

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Nous continuons notre visite avec le plus grand des complexes, Angkor Thom (ou Grand Angkor). Il fait vraiment très chaud à ce moment mais on sent que le ciel se couvre. Le temple le plus important du complexe d'Angkor Thom est le Bayon, dont les tours sont toutes ornées de visages souriants en relief du roi Avalokiteshvara qui voulait démontrer ainsi sa toute puissance et son omniprésence. C'est la multiplication de ces figures qui marque tout particulièrement. La présence de plusieurs moines bouddhistes avec leurs pôles à selfies est tout aussi sympathique qu'anachronique.

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On se perd presque dans les dédales avant de sortir par un côté que l'on croit être la même issue que celle par laquelle nous étions entrés mais nous sommes complètement à l'envers de ce que nous croyions!

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On marche sur les terrasses pour se rendre au temple de Baphuon dont Jeanne est exclue. Nos grands en profitent cependant pour se photographier dans un de ces moments de grande complicité qui caractérise assez cette partie de notre voyage.

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On continue vers la terrasse des éléphants et la terrasse du roi lépreux, encore des dédales de murs hauts couverts de bas-reliefs, pour compléter notre visite d'Angkor Thom.

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Il est presque 15h quand nous arrêtons pour le lunch tout à côté d'Angkor Wat, juste à temps pour voir passer l'orage (surtout une tempête de vent, car il ne tombera que quelques gouttes) plutôt que de la subir. Nous visitons assez rapidement Angkor Wat car on nous a fait la promotion d'observer le coucher du soleil (autour de 18h) et la vue sur Angkor Wat à partir du temple Phnom Bakheng situé au sommet d'une colline. Ceci dit, les enfants en sortent tout de même très impressionnés. Pour nous, c'est la chance de voir le temple fétiche du complexe sous une autre lumière, et de nous attarder encore aux bas-reliefs pendant que les filles jouent à cache-cache derrière les piliers de la terrasse de l'enceinte extérieure.

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Pour accéder à Phnom Bakheng, il faut d'abord grimper le long d'un sentier puis se mettre en ligne pour obtenir un laissez-passer pour aller jusqu'au sommet. Alors que l'on sent les enfants très écœurés de leur longue journée de temples, on s'étonne qu'ils trouvent plaisir à faire la course pour se rendre au sommet que l'on atteindra en un temps record.

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On note que la vue n'est finalement pas aussi impressionnante qu'on nous l'avait fait miroiter et on décide donc de descendre à peine 15 minutes après avoir atteint le sommet pour rentrer à l'hôtel et voir l'astre se perdre à l'horizon à partir de la terrasse du toit de notre hôtel (entre deux post sur Instagram ou deux parties de Color Switch!). La vue y est sympa mais assez urbaine. On a eu une grosse journée de marche et les gros coussins nous apparaissent bien confortables!

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La déception vient surtout du fait que le nouveau personnel du café a bien du mal à se dépatouiller pour nous apporter nos boissons jusqu'à la terrasse. On attend presque 45 minutes et Etienne prend le sort de nos bières entre ses mains! Les oiseaux y ont élu domicile et il faudrait rafraîchir et aménager le lieu pour le mettre en valeur. On décide de souper là après avoir hésité un peu. Scott est revenu et nous assure que le service sera plus efficace avec son aide en coordination!

La soirée se déroule tranquillement. Je l'agrémente d'une réunion téléphonique du CA du Bureau des droits des enfants. On veut se lever assez tôt le lendemain car Scott a offert à Jules et Etienne de les emmener en Jeep au bord du Tonle Sap et en bateau jusqu'à un village flottant. Les filles, de notre côté, prévoyons une visite de la silk farm avec les Artisans Angkor. C'est notre dernière journée au Cambodge pour ce passage si court. Nous devons prendre notre vol vers Chiang Mai en après-midi du 25 avril.

Posté par Desroblay 08:08 Archivé dans Cambodge Tagué angkor_wat angkor_thom ta_prohm banteay_srei phnom_bakheng Commentaires (0)

Avancée dans l'espace, retour dans le temps

De Phnom Penh à Angkor

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Pour nous rendre à Phnom Penh à Siem Reap, notre prochaine destination, nous avions d'abord envisagé prendre un speed-boat le long de la rivière puis du Lac Tonle Sap. Après avoir lu des articles assez critiques de ce moyen de transport, et constatant que le trajet en bus nous mangerait une journée complète, nous avons opté pour prendre un avion. On quitte donc assez tôt le dimanche matin par tuk-tuk en direction de l'aéroport.

On atterrit à Siem Reap vers 11h et on se scandalise un peu des prix pratiqués par l'entreprise qui a le monopole des taxis de l'aéroport, surtout que l'hôte de notre AirBnB nous avait dit qu'on devrait s'en tirer à environ 5$ et qu'on nous en demande 15$. Le chauffeur du minibus que l'on nous assigne, Panha (prononcer Pagna), a cependant le don de me faire descendre de mes grands chevaux. Avec son camion à conduite à droite acheté en Thaïlande, il nous propose aussi de nous transporter pour nos visites des prochains jours quand on lui avoue n'avoir qu'une journée et demi pour profiter des temples du complexe d'Angkor. Il nous propose entre autres de nous emmener l'après-midi même au jungle temple, ou temple Beng Mealea.

Nous prenons en note ses coordonnées et promettons de la rappeler pour confirmer si l'on aura recours à ses services. Notre hôte de AirBnB, Scott, un Canadien marié à une Cambodgienne, nous installe à l'hôtel voisin du café dont il s'est récemment porté acquéreur. On mange bien à son café qui offre de la bouffe locale comme occidentale. Après discussion avec lui, il confirme que ce que nous propose Panha tant comme itinéraire qu'en terme de prix est tout à fait raisonnable. Nous décidons donc de prendre la route vers 14h, direction Beng Mealea. L'anglais de Panha étant assez bon, nous avons des discussions fort intéressantes avec lui le long de la route qui prend un peu plus d'une heure dans chaque direction. Il parle des élections volées de 2013 au cours desquelles le parti quasi unique a été reconduit alors que tous les sondages donnaient l'opposition gagnante. Il nous parle de désaffection démocratique mais d'espoir tout de même que les élections de l'an prochain sonneront le glas d'un régime usé.

On constate que dans la campagne cambodgienne, les maisons sont à nouveau sur pilotis comme au Laos. On avait remarqué autour de Phnom Penh, que le bétail était bien maigre par rapport à ce que l'on voyait au Vietnam. Sur les routes circulent des camions chargés à bloc.

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Nous arrivons à Beng Mealea un peu après 15h et le site est tranquille. La majorité des gens qui s'y trouvent semblent être Cambodgiens, sauf vers la fin de notre visite alors que l'on croise un bus de touristes chinois. Les amas de vieilles pierres envahis par la verdure sont magiques. Seuls subsistent quelques murs mais pour le reste, le plafond de pierre s'est effondré, créant une montagne de blocs de pierre vieille de mille ans. Les arbres poussent au sommet de tours et leurs racines s'ancrent au pied de ces mêmes tours. Il y a un côté mystérieux et apaisant à ce spectacle architectural et historique. Nous avons des dizaines de photos mais voici un tout petit échantillon. Les enfants s'y déplacent comme dans un amusant labyrinthe et y prennent plus de plaisir que ce que nous ne craignions.

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Nous rentrons en ville juste à l'heure du coucher du soleil et nous faisons déposer dans le centre (alors que notre hôtel est un peu excentré). Nous mangeons dans un resto chaudement recommandé dans Trip Advisor qui est tenu par une poignée d'étudiants et qui s'appelle Love U. On y mange traditionnel cambodgien pour une bouchée de pain et le tout est servi et présenté avec finesse et un beau sourire par nos jeunes hôtes!

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Nous marchons ensuite vers le centre, appelé ostensiblement Pub Street, pour suivre encore un conseil de guide touristique de profiter d'un spectacle de danse traditionnelle pour le prix de l'achat d'un drink à la terrasse du pub.

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Le tuk-tuk qui nous ramène à l'hôtel ce soir là est le même qui viendra nous chercher dans quelques heures, Etienne et moi, pour que nous nous rendions à Angkor Wat pour le lever du soleil. Nous nous sommes aussi entendus avec Panha pour qu'il accompagne la famille dans nos visites de temples d'Angkor le lendemain, mais avec une heure de départ plus adaptée aux enfants: 9h.

Posté par Desroblay 07:11 Archivé dans Cambodge Tagué siem_reap beng_mealea Commentaires (0)

La leçon d'histoire continue: Khmers rouge et killing fields

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Le lendemain, 21 avril, c'est déjà le temps de partir vers le Cambodge ou nous ne passerons que 5 petites journées. Nous commençons par faire quelques petites dernières courses au marché et dans les boutiques avoisinantes. Les enfants ont aussi redécouvert Pokémon Go et veulent faire une petite virée de chasse aux Pokémon avant que nous ne devions partir à pied chargés de nos sacs à dos vers l'agence de voyage où nous avons acheté nos billets de bus pour la capitale Cambodgienne. Notre agence nous offre un transport en minivan vers l'arrêt de bus qui est situé a 300 mètres de là! On rigole parce qu'on vient de faire marcher les enfants pour près d'un km pour arriver à l'agence!

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On rencontre une jeune Canadienne des Maritimes qui, à 22 ans, a quitté le pays pour la 1ère fois. Quel contraste avec nos enfants globe-trotters! Le bus est confortable et l'arrangement pour traverser la frontière un peu plus clair et efficace que celui entre la Chine et le Laos. Nous nous faisons un peu avoir en faisant changer les 500,000 dongs qu'il nous restait, surtout qu'on aurait pu mieux les utiliser à la cafétéria du no man's land où nous cassons la croûte en attendant que nos visas sont préparés (30$US + 5$ de commission par personne).

Nous avons réservé un AirBnB à Phnom Penh qui s'annonce comme étant près du centre. Nous avons peu de monnaie locale mais réalisons rapidement que ce n'est pas tant en Riels que les négoces se font mais bien en $US. À tel point que le guichet automatique auquel nous nous arrêtons à notre sortie de bus ne distribue que de la monnaie yankee!

Nous nous empilons avec nos bagages à 5 dans un seul tuk-tuk pétaradant.

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Notre hôtesse à Phnom Penh, Savina, a proposé de parler au chauffeur de tuk-tuk qui nous amène chez elle mais le hic est que nous n'avons pas de nouvelle carte SIM et notre chauffeur n'a plus de crédit sur son téléphone. Ce sera un peu compliqué de s'y retrouver mais on décide tout simplement de s'enfoncer dans la rue annoncée comme typique sur l'annonce AirBnB et croiser les doigts que Savina vienne à notre rencontre.

Nous sommes vendredi soir et il est environ 19h quand nous arrivons à l'appartement. Il fait noir mais il y a de l'action dans la rue: les enfants jouent, les adultes gagent aux cartes et jasent autour d'un thé ou d'un verre. Le mécanicien est toujours dans sa shoppe et bizoune sur un carburateur en regardant la télévision à fort volume. La maison est un peu étrange mais très grande, sur 3 étages. Une des 3 chambres n'a pas la clim et c'est Jules qui se sacrifie pour s'y installer car il continue de faire très chaud et humide.

On décide d'aller manger dans un restaurant de grillades identifié à notre arrivée en tuk-tuk. Savina confirme qu'on y mange correctement et à prix raisonnable. La bière y est apportée en paquet de 8 et on se sert quand on a fini la première. Même chose pour les boissons gazeuses qui sont en self service sur la table. On a un gril en milieu de table et on commande des portions de viandes marinées ou des légumes. On nous apporte du beurre et du lard pour mettre du gras pour la cuisson.

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C'est pas mal sympa et à part nous les touristes, on note 2 hommes étrangers accompagnés de femmes locales. Le dépanneur du coin est tenu par un Chinois et les enfants sont contents de retrouver certaines grignottines du début du voyage. Nous faisons des stocks de yogourt et de lait pour le petit-déjeuner du lendemain.

Pour notre seule journée complète à Phnom Penh, nous retenons les services pour la journée d'un tuk-tuk local. Nous choisissons de continuer la leçon d'histoire des horreurs du 20ème siècle en nous rendant au Musée du génocide, occupant les locaux de l'ancienne prison secrète de la capitale qui avait été elle-même aménagée dans un Lycée. Le lieu a un air trop paisible pour que l'on imagine les horreurs qui s'y sont passées. La visite est agrémentée d'un excellent audio-guide en français. On y passe un bon 2h30 et les enfants ne s'impatientent qu'après 2h.

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Nous allons luncher dans un resto assez cher mais qui fait la joie de nos monstres car il s'agit d'un buffet. Les enfants peuvent à loisir choisir plein de trucs occidentaux et orientaux de leur choix. Aurélie en profite pour prendre quelques photos Instagram.

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Il s'agit d'une entreprise sociale qui verse les profits du restaurant et du traiteur à une organisation de protection des femmes en difficulté. Une petite pensée pour grand-maman Mimi au passage.

On se rend ensuite aux Killing fields, autre lieu symbolique qui pourrait être morbide mais pour lequel, encore une fois, on a prévu un superbe audio-guide qui appelle à une certaine sérénité dans l'horreur des crimes des Khmers Rouges de Pol Pot. Des témoignages de survivants entrecoupent des descriptions de la manière dont on achevait les prisonniers, incluant des bébés. Ça donne froid dans le dos. Encore une fois, à l'instar de la visite précédente, l'allure anodine des lieux requiert une certaine capacité d'évocation. Les champs eux-mêmes sans le contexte de l'audio-guide ne diraient rien. en revanche, le monument qui a été bâti au centre du terrain abrite une pyramide d'ossements des victimes.

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Tout le drame de cette extermination insensée de la population éduquée, intellectuelle, au nom d'une société primitive et agricole tient que fait que la terreur était totale, la rapidité d'exécution effroyable, et la barbarie instaurée en système. La jeunesse de bourreaux est particulièrement alarmante et rappelle le drame moderne des enfants soldats, qui sont si malléables et à qui on peut faire faire des horreurs comme tuer leurs propres parents. On épargne à Jeanne les images plus horribles mais les grands prennent la mesure de l'histoire à ne pas répéter (même si, tristement, elle se répète au Yemen, en Somalie, au Sud-Soudan ou en Syrie en ce moment-même).

En rentrant en ville, on se fait laisser dans le quartier animé au bord du Mekong. On a promis aux enfants de prendre l'apéro sur la terrasse du Foreign Correspondents' Club situe dans un édifice historique avec terrasse au 3ème étage surplombant la promenade bien aménagée en bord de fleuve. Les prix étant exorbitants, on décide de ne pas souper là et de plutôt se nourrir en rentrant tranquillement à pied a notre appartement situé à un peu plus de 3 km de là. Le coucher du soleil sur le palais royal est magnifique.

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On passe par le marché de nuit et divers stands de bouffe de rue. Les filles se nourrissent à la crème glacée, assises comme les 'locaux' sur de simples nattes.

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On arrête en route à la boulangerie ABC pour acheter la baguette du lendemain. Des petits singes se baladent sur le fils électriques et on se dit que pour les touristes qui viennent au Canada, ils doivent s'extasier devant nos écureuils comme on s'excite à la vue de ces singes qui sont tout à fait banals pour les habitants de Phnom Penh.

Une jeune voisine de 12 ans, Esperanza, aimerait bien jouer avec Aurélie à notre retour mais celle-ci ne se sent pas bien et décide de se coucher tôt. Je trouve dommage que notre séjour ici se termine dès le lendemain matin. Dans le quartier de notre appartement, il eut fallu rester quelques jours de plus pour prendre le pouls de la vie des habitants de Phnom Penh pour sortir de l'horreur de l'histoire et vivre la normalité du présent.

Posté par Desroblay 06:18 Archivé dans Cambodge Tagué phnom_penh killing_fields Commentaires (0)

Ho Chi Minh Ville ou Saigon, c'est selon

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Pour notre unique journée complète à Ho Chi Minh Ville, nous faisons la visite du Musée des Vestiges de la guerre du Vietnam. Il consiste essentiellement en plusieurs galeries de photos prises tant par des correspondants occidentaux que des journalistes plus sympathiques aux Viet Congs. On y exhibe aussi des armes, des artefacts dont certains assez morbides, par exemple une bouche d'égouts ou étaient cachés des enfant de 7, 10 et 12 ans qui furent abattus par des GIs. Des moments durs quand on voit des photos de traitements inhumains (décapitation de Viêt Congs par les GIs) mais surtout des impacts dévastateurs sur plusieurs générations de Vietnamien de l'usage massif d'agent orange un défoliant visant à rendre les terres inutilisables pour l'agriculture ou à déforester les jungles si hostiles aux troupes américaines.

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La visite nous prendra au moins 3 heures entre la matinée et l'après-midi, le musée fermant à l'heure du lunch. Nous manquons notre coup pour aller voir un spectacle de cirque à l’Opéra, car nous comprenons que le spectacle commence à peine 10 minutes après qu'on ait pris connaissance de son existence. On ira prendre une marche dans le quartier des backpackers à la recherche d'un endroit ou se faire masser les pieds après une longue journée de marche à la chaleur. Etienne, Aurélie et Manu vont se faire gâter alors que Jules et Jeanne passent leur tour.

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Ce qui étonne de Saigon, c'est l'intensité du trafic de mobylettes bruyantes et polluantes. Traverser la rue est un sport extrême, surtout dans ce quartier central.

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On décide de souper à l'un des restaurants en plein-air qui s'installe autour du marché Ben Thanh chaque soir, une fois les rues environnantes fermées à la circulation. On y grille des fruits de mer encore vivants et donc très frais et la serveuse nous décortique les crustacés à la table afin que l'on n'ait pas à trop se salir les doigts.

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Les filles recherchent activement des manakinéko, ce chat/pasha porte-bonheur asiatique, qu'on voit partout au marché Ben Thanh.

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On aime beaucoup notre appartement si confortable et si bien situé. On trouve vraiment rigolo et pittoresque d'y accéder à travers une porte bien cachée à l'intérieur d'un magasin de chaussures (malheureusement, je n'en ai pas de photo!).

On a aussi des conversations super dynamiques avec notre hôte Thuc, curieux de m'entendre dire que je ne suis pas enchantée du leadership de notre premier-ministre superstar!

Posté par Desroblay 05:32 Archivé dans Viêt Nam Tagué saigon war_remnants_museum musee_vestiges_guerre manekineko Commentaires (0)

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